les soeurs ne porteront pas de grands flambeaux qui jettent un jour brillant sur l’Eglise, mais elles porteront de petites lampes ...

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Déliez-le et laissez-le aller

« A Dijon, la maison familiale d’Anne de Xainctonge plonge dans la cour de récréation du collège des Jésuites.
C’est ainsi que naît sa vocation : fonder une communauté non cloîtrée au service d’une école gratuite pour filles selon le modèle jésuite, « aider au salut des âmes par le moyen de l’instruction » des filles, « des pauvres commes des servantes. »
Cette fondation sans clôture prend le nom de Compagnie de Sainte-Ursule ». Extrait les Essentiels de La Vie 16 novembre 2006

Aujourd’hui la non-clôture se décline dans l’ordinaire de la vie, dans une manière d’être avec les autres.


Dans nos maisons actives, est vécue quotidiennement à travers nos rencontres, nos engagements professionnels ou apostoliques, nos portes ouvertes à qui veut venir...et ils sont nombreux, ceux qui en franchissent le seuil.

Mais il est un domaine moins apparent, moins visible, où la « clôture » peut s’installer et stériliser une partie de nos vies : c’est la clôture de nos idées toutes faites, de nos habitudes intangibles, de nos jugements péremptoires...
Certes, notre monde a parfois de quoi nous déconcerter, et la tentation est grande de nous installer dans le confort rassurant de nos façons de voir.

Nos paroles peuvent élever des murs, mais nos silences aussi : prendre parti, oser risquer un avis contraire, c’est aussi « Sortir ». Et il est bien plus facile de passer le seuil d’une maison que de dépasser des « a priori » et des peurs.

Sortir, c’est toujours risquer. « Déliez-le et laissez-le aller » dit Jésus aux soeurs de Lazare. Le Ressuscité dira la même chose à Marie-Madeleine : « Laisse-moi aller ».

Vivre la non-clôture pour moi aujourd’hui, c’est toujours chercher à libérer, à « délier ». D’abord moi-même : quels sont les liens qui m’enferment, quelles sont mes craintes ? Puis, vis à vis de ceux que je rencontre : comment avoir l’attitude juste et éventuellement les mots qui soient libérants ?

Et puis, « laisser aller », respecter les chemins différents, les mentalités, les comportements déconcertants. Respecter, c’est comprendre...ou du moins chercher à le faire. Accepter d’avoir tort, de s’être trompé.

Je résumerais volontiers ce qu’est la non-clôture pour moi aujourd’hui, par ces mots valables personnellement, communautairement ... :
« Déliez-le et laissez-le aller. »

Marie Dominique Tremeau