les soeurs ne porteront pas de grands flambeaux qui jettent un jour brillant sur l’Eglise, mais elles porteront de petites lampes ...

Accueil > Espace création et partage > Expression et création > En mots > En regardant l’icône

En regardant l’icône

| |Anne, tu es sortie
Par cette porte toute sombre,
Et je te vois, Anne :
Corps tout maigrelet
Tout enveloppé
De ton sombre mantelet.

Mais tes yeux, Anne,
Sont bien ouverts
Et ta lampe bien allumée.
Ton ange mène bien droit
Ce corps qui est le tien,
Ce corps maigrelet
Tout enveloppé encore
De ton vert mantelet.

Et je vois, Anne,
La lumière de tes yeux :
Lumière de ta vie, de ta foi.
Et voici que s’ouvre ton mantelet,
Ton mantelet vert d’espérance ;
Et voici que ton corps maigrelet
Prend corps et force.

Et je vois naître ton corps :
Il croît, il grandit,
Enveloppé de ton vert mantelet :
Toujours faible et petit, c’est ainsi !|

|Et ce corps, Anne, le tien,
Tu le mènes et de ta main et de ton cœur :
Tu lui montres la route,
La route de ton Seigneur,
Et tu le gardes sous ton vert mantelet
Fragile et solide, de ta lampe éclairé.

Et ton corps, Anne,
De jour en jour, année après année,
De siècle en siècle,
Grandit et s’affermit.
Ton vert mantelet, vert d’espérance,
S’est ouvert sur ton corps fortifié.
Tes yeux grands ouverts, Anne,
S’étonnent et s’émerveillent
De ce corps toujours faible et petit, c’est ainsi,
Mais solide et grandi.| |

| |Et ce corps, Anne, tu le sais, tu le vois,
Aujourd’hui et chaque jour
Il est vivant, il est nous !
Et ce corps prend forme encore
Ici, ailleurs, en d‘autres lieux,
De ta lampe éclairé.
Et je vois ton corps, Anne
Il chante, il danse, la danse du merci, la danse de la vie.
Il peine aussi, trébuche et pleure…
Mais le voici, debout, chaque jour,
Sur la route, Anne, où tu le mènes
De ta lampe éclairé,
Vers ton Seigneur, la lumière de ta vie,
La lumière de nos vies.|

Texte : Sr Thérèse
Icône : Sr Danièle