les soeurs ne porteront pas de grands flambeaux qui jettent un jour brillant sur l’Eglise, mais elles porteront de petites lampes ...

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Etre soeur de sainte Ursule aujourd’hui

Quatre siècles nous séparent d’Anne de Xainctonge !
Que peut-il y avoir de commun entre elle et nous ?

C’est à cette question que l’une ou l’autre de nos soeurs ont tenté de répondre.


En République Démocratique du Congo [1]

Le prophétisme d’Anne de Xainctonge nous frappe avant tout comme une attitude profonde de coeur.
Anne voit la détresse de la femme au 17 ème siècle. Elle constate une flagrante injustice qui maintient la femme dans l’ignorance et la pauvreté même dans le domaine de la foi.

Il suffit de déplacer le contexte et l’époque pour retrouver chez la femme en Afrique une détresse parallèle.

- Quel visage de femmes rencontrons-nous dans notre socièté et dans notre Eglise ?
- Celui de la femme instruite, responsable dans le domaine politique, social, écclésial,...?

Non ! Celui que nous croisons le plus souvent c’est celui de la femme considérée comme inférieure, indigne, inapte à certaines fonctions, femme qui doit être accompagnée pour sortir.

C’est ici que l’inspiration Xainctongienne résonne comme un cri de libération.


— Il est difficile de se regarder comme prophète.—
Cependant, pour vous dire quelque chose de ce que nous essayons de vivre, nous allons vous rapporter ce que disent de nous les personnes vers lesquelles nous sommes envoyées.

Elles disent que nous sommes simples dans nos relations, que nous entreprenons beaucoup, qu’il y a une grande mobilité.

- Une autre chose qui frappe est que nous n’avons pas d’habit religieux ; pour certains c’est un scandale. Il y en a qui sont choqués de nous voir dans les rues, au marché populaire, jamais deux habillées "pareil", se promenant à pied ou à vélo...

- D’autres sont frappés par le fait que nous vivons ensemble, mangeons ensemble, africaines et occidentales, toutes tribus confondues, sans discrimination raciale.

- D’autres disent se sentir bien chez nous parce que tout le monde peut y venir et y être accueilli, se sentir soutenu et accompagné spirituellement ou moralement.

Ce qui compte pour nous c’est que nous sommes dans le Seigneur pour les personnes vers lesquelles Il nous envoie. C’est en nous tournant vers le Christ dans une attitude de conversion constante que nous nous laissons guérir et envoyer dans le monde.

Libérées par Lui, nous devenons avec Lui libératrices.


Notes

[1extrait d’une réflexion communautaire de nos soeurs Congolaises