les soeurs ne porteront pas de grands flambeaux qui jettent un jour brillant sur l’Eglise, mais elles porteront de petites lampes ...

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Septième pas - Avent 2013

La prophétie d’Isaïe citée dans le sixième pas se réalise bien et saint Matthieu, dans le récit de l’annonce à Joseph, souligne le sens des noms de Jésus : « le Seigneur sauve » et Emmanuel « Dieu avec nous » .

Voici quelle fut l’origine de Jésus-Christ.
Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret.
Il avait formé ce projet, lorsque l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est à dire : le Seigneur sauve ), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela arriva pour que s’accomplit la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : Dieu-avec-nous.
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.
Matthieu 1, 18 – 24

Joseph « était un homme juste » ; charpentier, bien intégré à la société, il vivait conformément à la morale et à la religion ; il suivait les mœurs prescrites par la loi juive.

Pour s’adapter aux circonstances il avait délibérément pris une décision : répudier Marie, car elle était enceinte...
mais c’était sans compter avec l’irruption de Dieu dans son histoire, par la voix de son messager, l’Ange.

    • La certitude de Joseph dans cette décision, dans ce projet, sa conviction de faire au mieux ne le rendent pas sourd à la Parole de Dieu ;
      il reste disponible à l’inattendu ; il écoute jusqu’au bout le message de l’Ange annonçant la réalisation de la prophétie d’Isaïe.
    • Comme chez tout homme soumis à une nouvelle surprenante, à une remise en question, Joseph vit débat intérieur, hésitation, crainte du risque, peur du qu’en dira-t-on.
    • Porté et préparé par l’attente du Peuple juif à l’égard de la venue du Messie, Joseph reçoit en profondeur la Parole de Dieu, l’accueille et entre dans le projet de Dieu beaucoup plus grand que son projet tel qu’il l’avait envisagé.

      Ainsi Joseph donne son consentement et « fit ce que l’Ange du Seigneur avait prescrit ».

Le texte souligne trois états de Joseph :

      • l’installation dans sa décision,
      • une rupture,
      • et l’ouverture au projet de Dieu.

        Comment ces états me rejoignent-ils ?

Je choisis des mots que je garde et prends un peu de temps dans le silence, la solitude pour les laisser me réveiller, me surprendre, m’ouvrir au projet de Dieu en moi : « Le Seigneur sauve ».
Seigneur donne-moi de découvrir que tout peut devenir chemin de vie et de bonheur.

La mise en œuvre de mes projets me laisse-t-elle ouvert(e) à l’inattendu ?

En regardant ma vie, y a-t-il des événements où j’ai expérimenté qu’un projet contrarié a été source de vie ?

Je parle au Seigneur, comme un ami parle à un ami, je peux Lui dire ce que ce pas éveille en moi qui dépasse mes projets ; ce que dans la ligne de cette retraite je souhaite vivre à Noël, quel consentement je donne à ce « Seigneur qui sauve », à ce « Dieu qui est avec nous ».

En terminant ce pas

  • Qu’est-ce que ce pas et l’ensemble de cette retraite a éveillé ou réveillé en moi ? ?
  • Concrètement, quels éléments ont permis que soient bousculées mes habitudes, ma façon d’entrer en dialogue avec Dieu, ma façon de regarder ma vie ?
  • Quelle ouverture se fait en moi aujourd’hui ?