les soeurs ne porteront pas de grands flambeaux qui jettent un jour brillant sur l’Eglise, mais elles porteront de petites lampes ...

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Un tout petit conte évangélique

Dans les Exercices Spirituels d’Ignace, au moment de la contemplation de l’Incarnation, nous lisons cette invitation : « …et me faisant, .moi, comme un petit pauvre et un petit esclave indigne qui les regarde et les contemple…comme si je me trouvais présent, avec tout le respect et la révérence possibles…Réfléchir en moi-même afin de tirer quelque profit. » E.S. § 114

Une fois de plus, ils se réunissaient dans l’amitié, dans l’affection qu’ils se portaient…
Ensemble, ils aimaient faire mémoire, écouter la Parole, simplement faire silence, un silence rempli d’admiration, d’adoration, de reconnaissance, de louange.

Ils étaient six à se retrouver ainsi, sans compter les deux petits, les deux cousins qui gambadaient et jouaient à l’entour du groupe, tous les deux, chacun tressaillant de joie devant l’autre. Ces deux enfants grandissaient en taille et en sagesse, leurs parents avec eux les menaient parfois au temple ou au désert proche...

- Assieds-toi, Anne ton grand âge le mérite bien
- Merci Marie, depuis l’aube en effet, je suis debout au service de la louange de notre Créateur et Seigneur
- Oui, dit Elisabeth, le temple, grâce à toi, tient prière et je m’y joins volontiers… Comment oublier, Marie, que tu sois venue à moi au temps de mon attente ?
- Ma pauvre femme et moi-même, désolés de rester seuls sans enfant, dit Zacharie, nous voici comblés ! nous entendons déjà la voix de notre petit garçon, Jean, qui crie dans le désert, quand nous sortons…
- Vois ces deux petits, ajouta Siméon, je suis heureux, je peux partir maintenant, j’ai vu, mes yeux sont remplis de lumière !

Elisabeth, regarda avec tendresse sa cousine…Entre elles deux, point besoin de beaucoup de paroles
Joseph, le silencieux dans le groupe d’amis, ne perdait rien de ce qu’il voyait et entendait, prêt à agir selon ce qu’il saisirait à dire ou à faire...

Marie, , au milieu du groupe, ajouta, toute joyeuse : « Mon âme exalte le Seigneur ! »
Et tous, d’un seul cœur, répondirent : « Amen, Alleluia ! »

Puis, heureux de cette nouvelle rencontre, tous repartirent, chacun chez soi, les deux petits gambadant sous l’œil des parents.
Et voici que traversaient la route quelques petits bergers avec leurs jolis agneaux et leurs brebis… Tout heureux, ils se joignirent aux deux petits cousins qui les accueillirent avec grande liesse, et devisant ensemble, ils suivirent leur chemin : L’un des deux cousins, prenant un agneau dans ses bras, le caressa… « oui, je suis le bon berger ! »
Les petits bergers gardèrent cette parole sans y répondre, mais leur cœur était plein de joie du chemin fait ensemble.. Ils se mirent à chanter : « Gloria……. »
On entendit encore longtemps sur la route l’écho de leur chant de louange :

« Le Seigneur a visité son peuple,
Le Salut est venu ! Gloire à Dieu ! »

Sr Thérèse