les soeurs ne porteront pas de grands flambeaux qui jettent un jour brillant sur l’Eglise, mais elles porteront de petites lampes ...

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Une histoire de femme, pour prier


  • Avant de lire ce passage d’Evangile, se rappeler que Jésus est en route avec une foule nombreuse qui le pressait de tous côtés : tout le monde voulait voir ce qui allait se passer chez Jaïre, un chef de synagogue dont la petite fille était sur le point de mourir...

    « Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
    Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans - Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré - cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
    A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
    Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : Qui m’a touché ? » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
    Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » »

    Evangile selon Saint Marc, chapitre 5, versets 24 à 34
    (traduction liturgique)

La femme

Elle perdait son sang sans que cela donne la vie.
Pour une femme, perdre cette capacité de donner la vie !
« 12 ans ! » C’est une éternité !
Elle avait tout essayé, tous les médecins... Elle en avait même souffert encore plus, comme si le malheur s’acharnait...Elle allait de mal en pis, sans parler de ses finances...
Mais aussi, selon la Loi de Moïse, cette perte de sang coupait cette femme d’un bon nombre de relations normales dans la famille, dans la société, dans le culte juif.
Elle est hors cycle, hors course, hors la loi, exclue...

    • Pour moi : me rappeler ces moments et parfois ces longues périodes où j’ai le sentiment d’user mes forces pour rien, de ne pas porter de fruit...

      C’est une lutteuse : elle n’a pas encore abandonné.
      Sa lueur d’espoir : il y a quelque chose de nouveau avec ce Jésus dont elle entend parler.
      Essayer de la voir dans la foule qui se presse . Ce n’est pas facile de la distinguer, et elle est si discrète ! Elle s’approche « par derrière, » sans se faire voir, juste assez près pour toucher le manteau...

    • Me glisser avec elle, partager son espoir et me mettre en route.

      Jésus

      Il vous donne l’impression que vous êtes unique, même au milieu d’une foule. Pas d’anonymat pour lui.
      Il se retourne, il cherche, il demande... Ca ne lui suffit pas d’avoir conscience qu’une force est sortie de lui. Il cherche la rencontre, un visage. Il insiste.

    • Me laisser chercher, me laisser regarder, me laisser saisir par le regard de Jésus qui veut me rencontrer telle que je suis.

      La rencontre

      Ecouter le silence au milieu de la foule bruyante : pas de parole de la part de la femme, pas de parole de la part de Jésus... Mais une communication extraordinaire entre les deux : « Elle sentit dans son corps.... »« Jésus eut conscience d’une force qui sortait de lui... » Nous sommes bien dans la réalité : les corps, la vie humaine...

    • Et moi, est-ce que je crois que le Seigneur me rejoint dans toute mon épaisseur humaine, dans mon être tout entier ?

« Craintive et toute tremblante, sachant bien ce qui lui était arrivé... »

    • C’est tellement moi, ça aussi, quand quelque chose de formidable ou de bouleversant m’ arrive.

      « Ma fille... » Entendre cela pour la femme, mais aussi pour moi, dans la bouche de Jésus. D’une certaine façon, il lui offre une nouvelle vie, une nouvelle naissance.
      Elle a reçu la capacité de donner la vie à nouveau parce qu’elle a cru, parce qu’elle a fait confiance.

    • Me rappeler tel moment de ma vie où j’ai fait l’expérience de reprendre vie, ou d’être capable de donner la vie.

      Jésus la confirme dans sa foi, dans sa guérison :« Va en paix, ta foi t’a sauvée, te voilà guérie de ton mal. »

    • Entendre pour moi, là où j’en suis, cette invitation de Jésus à "aller" : Il me demande de me lever, il me relève, pour que je me mette en route. Je lui parle de ma vie d’’aujourd’hui, je lui confie mon désir de me remettre en route.
      Je lui confie aussi mon désir de recevoir sa paix sur mon chemin et je reçois pour moi la parole qu’il dit à la femme :

      Va en paix...