les soeurs ne porteront pas de grands flambeaux qui jettent un jour brillant sur l’Eglise, mais elles porteront de petites lampes ...

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A l’occasion d’un jubilé

Samedi 11 juin 2011, à Saint-Cyr-sur-Loire, quatre sœurs ont célébré ensemble 50 ans de vie religieuse  :
Sœurs Marie Amélie Le Bourgeois, Marie Liesse Lécuyer,Maï-Thé Munzenberger (autrefois Marie Gonzague) et Marie Raphaël Marvaldi, qui, à cette occasion, répond à quelques questions :

Pourquoi êtes-vous devenue religieuse ?

J’ai grandi à Ste Ursule jusqu’en classe de 4 ème et j’ai senti que chaque élève était aimée. J’ai apprécié surtout la façon dont les sœurs nous commentaient l’Evangile et nous faisaient découvrir Jésus Christ qui a pris une grande place dans ma vie. Mise au Lycée en 3 ème, je me suis trouvée dans une atmosphère où nous n’étions que des noms sur une liste. Je ne voyais plus la Croix sur le mur de la classe et cela me manquait. J’allais chaque jour à la Messe. Un jour une de mes compagnes m’a demandé de lui expliquer ce que voulait dire « être croyante » (nous n’étions que 3 à suivre la catéchèse). . En cachette de ses parents je l’ai donc catéchisée (le plus souvent dans le jardin des Prébendes.) et elle s’est convertie. C’est alors que j’ai pensé que les Sœurs de Ste Ursule étaient nécessaires pour faire découvrir et connaître Jésus.Christ Donc, j’en serai une !

Quel souvenir gardez-vous de vos voeux ?

Les premiers vœux se faisaient en privé dans la communauté au cours de l’Eucharistie . Mon père aurait voulu y assister. Il m’a envoyé une très belle lettre sur le sens de l’engagement (qui pour moi était pour toujours). Cette lettre que j’ai toujours dans ma Bible se terminait ainsi : « Petite sœur Marie Raphaêl , je te félicite, tu as bien choisi » J’ai été touchée qu’il me nomme par mon nom de religieuse qui est celui que j’ai reçu à ma prise d’habit.
Mes vœux définitifs ont été vécus dans l’action de grâce et dans la joie, entourée de ma famille. J’avais dit dans la formule des vœux que je m’engageais à aller « partout où on m’enverrait pour tout service qui me serait demandé ». Je n’avais pas peur mais j’ai compris dans la suite que ce n’était pas si facile que cela !

50 ans après, quel regard portez-vous sur cet engagement ?

Suivant l’âge, les époques de ma vie et les différents lieux d’obéissance à la mission donnée, j’ai vécu dans l’action de grâce pour tout ce que le Seigneur me permettait de vivre. J’ai dû fortifier ma foi en sa fidélité et faire confiance à Celui qui m’avait appelée, quand j’ai traversé des doutes, des difficultés, des peurs et de la lassitude, dans ma vie de prière ou communautaire. Aujourd’hui, après 50 ans, je ne regrette rien.

Où cet engagement vous a t-il conduit ?

Très vite après mes premiers vœux, j’ai été envoyée pour travailler dans un Hôpital dans l’ancien Congo Belge et je suis restée 20 ans dans ce pays (10 ans en brousse et 10 dans une cité.) Il me semblait que le Seigneur me rendait ce que je lui avais offert : mon métier d’infirmière que j’aimais beaucoup. J’ai donc pu retrouver ma passion pour les malades et donner une formation aux infirmiers qui étaient peu qualifiés. Profondément éducatrice, j’ai été heureuse de les voir grandir et progresser dans leur service auprès des malades.
Par la suite, tous les engagements pris dans les différents lieux où j’ai été envoyée ont toujours été auprès des malades d’une manière ou d’une autre. : accompagnement des personnes en fin de vie, responsabilité des équipes de funérailles, visite des malades en équipe d’aumônerie des cliniques et hôpitaux . Cela a été et est encore pour moi une autre manière de « soigner » qui me rend heureuse.

Qu’avez-vous, prévu pour ce jubilé d’or ?

Nous sommes 4 « co-novices » à célébrer ce jubilé, nous avons tout prévu ensemble. Je souhaite que la célébration et les échanges avec nos familles et nos amis soient un témoignage que la vie religieuse peut épanouir et n’étouffe pas la personnalité . Que notre joie soit communicative !