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Dieu est patient car il nous aime.

Carême 2019 - Etape 1

Ce texte se situe juste après le baptême de Jésus et avant le début de sa vie publique
Lors de son baptême Jésus a entendu une voix venant du ciel disant : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. ». C’est bien ce même Fils qui est mis à l’épreuve du réel.


Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim.
Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. »
Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. »
Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. »
Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte.
Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui fit cette réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.
(Lc 4,1-13)


Je trace lentement sur moi un beau signe croix. Je me dispose à lire ce texte. J’ouvre mon cœur à la tendresse de Dieu qui ne se lasse pas d’espérer en moi.


Je demande au Seigneur la grâce de le reconnaître présent au cœur de mes fragilités et de tenir bon.


Avec mon imagination je choisis de rentrer dans la scène :
Je prends le temps de rejoindre le Seigneur dans ce désert.
Je vois le désert, aride, chaud, lieu de solitude.
Je mesure l’inconfort.
Je regarde Jésus, affamé, épuisé.
J’entends ce dialogue. Les tentations du diable sont dans l’immédiateté et les réponses de Jésus restent toujours d’actualité. Je laisse résonner en moi les paroles de Jésus. Que m’inspirent-elles ?



Le désert peut me faire peur. Cependant il est le lieu favorable à la rencontre avec le Seigneur.
Je lui confie, en toute simplicité, les lieux de mes tentations récurrentes qui m’épuisent, de mes « zapping », de mes impatiences.de mes incertitudes…. Je les nomme et les lui dépose.
Dans mes faiblesses Seigneur tu me rejoins, tu m’accompagnes. Je prends conscience du caractère inouï de cette scène qui me révèle jusqu’où va l’amour de Dieu : jusqu’à traverser cette expérience de tentation. Comment vais-je porter mon attention sur ce point pendant ce carême ?
En réponse aux tentations, Jésus, par trois fois, s’appuie sur la Parole de Dieu. J’entends cet appel à me nourrir de la Parole de Dieu pour tenir bon.



Je profite de mes derniers moments d’intimité avec le Seigneur pour lui demander force et patience pour ce qui est difficile à vivre dans ma vie. Je dépose tout cela entre ses mains.


Autre texte :
Seigneur, cette semaine, je bâcle ma prière.
Tout en assurant un service minimum, le cœur et la tête ne sont pas vraiment là, absorbés par les multiples urgences d’une journée qui semble bourrée à craquer.
Je me dis que tu ne m’en veux pas et que tu dois être heureux de me voir me dépenser pour mes proches et pour des projets qui me dynamisent.
Et en même temps, me revient cette parole que tu as adressée à Marthe, après l’avoir appelée deux fois par son prénom : « tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses. »
Dans cette montagne d’occupations, lesquelles sont vraiment nécessaires ?
La pression que je me mets est-elle justifiée ? N’altère-t-elle pas la qualité de mes relations avec mes prochains ? Est-ce que je choisis vraiment la meilleure part ?
Seigneur, chaque fois que je fais l’expérience de ta présence dans la prière, j’en ressors pacifié, heureux, le cœur dilaté. Mais comme il m’est difficile de persévérer ! Insensiblement, l’urgent grignote progressivement- l’essentiel et m’éloigne de toi. Je suis comme le fils prodigue, qui comprenant qu’il s’est égaré, revient régulièrement me jeter dans tes bras.
Accueille-moi dans ton amour et donne-moi de demeurer en ta maison.

Charles Mercier - Nouvelle Revue Vie Chrétienne juillet 2011


Pour vivre pleinement ce temps de prière, n’hésitez pas à vous reporter à la « boite à outils ». Elle contient les « outils » qui vous seront utiles pour mettre en œuvre les différentes propositions.

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