les soeurs ne porteront pas de grands flambeaux qui jettent un jour brillant sur l’Eglise, mais elles porteront de petites lampes ...

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La patience de Dieu pour la conversion de l’homme.

Carême 2019 - Etape 2

Le livre de Jonas est un conte plein d’humour. Après un premier refus de répondre à l’appel du Seigneur qui l’a conduit dans le ventre du gros poisson, de nouveau le Seigneur appelle Jonas pour la mission : aller à Ninive pour convertir les habitants.


La parole du Seigneur fut adressée à Jonas : lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur.
Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence.
Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! »
En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

(Jon 3, 1-10)


Je me mets sous le regard de Dieu, regard qui m’accueille tel(le) que je suis.


Je Lui demande la grâce de m’ouvrir à son Esprit, et de me laisser guider par lui.


Je lis le texte lentement, je laisse les mots me rejoindre. Je peux aussi m’inscrire dans l’histoire soit avec Jonas, soit au milieu des Ninivites.

Je regarde et j’écoute :
-  la relation entre Dieu et Jonas ...
-  Jonas partir pour Ninive, en traînant les pieds : grande ville, trois jours pour la traverser…
-  le message que Dieu a demandé à Jonas pour les habitants de Ninive : « encore 40 jours et la ville sera détruite ! »
-  l’attitude des Ninivites.



-  Jonas traine des pieds : à quoi cela me renvoie-t-il ?
-  je vois les Ninivites, même le roi faire pénitence : « Le jeûne, le toile à sac, la cendre, la prière, les actes.. ». ce sont les messages du mercredi des cendres. Où en suis-je : il est toujours temps de commencer…
-  Jonas parcourt la ville en moins d’une journée. Tous les Ninivites se sont convertis « du plus petit jusqu’au plus grand ». : Quelle puissance, quel déclic pour qu’ils se convertissent ?
-  Dieu pardonne : il a attendu avec patience la conversion des Ninivites et celle de Jonas. Moi aussi, Le Seigneur m’attend.



Dieu est là présent dans mon quotidien, il m’attend avec patience : quel que soit mon parcours. Au cours de cette semaine je prends le temps de ressentir la joie d’être pardonné


Autre texte :
Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais, hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu’il y a entre eux et moi la même différence qu’il existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Éternelle : « Si quelqu’un est tout petit qu’il vienne à moi » (Proverbes 9,4). Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel, j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous bercerai sur mes genoux ! » (Isaïe 66,13). Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux « chanter vos miséricordes. » (Ps 89,2)
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus


Pour vivre pleinement ce temps de prière, n’hésitez pas à vous reporter à la « boite à outils ». Elle contient les « outils » qui vous seront utiles pour mettre en œuvre les différentes propositions.

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