les soeurs ne porteront pas de grands flambeaux qui jettent un jour brillant sur l’Eglise, mais elles porteront de petites lampes ...

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Prend patience envers moi, …

Carême 2019 – Etape 4

Dans le chapitre 18 de l’évangile selon saint Matthieu, Jésus développe un discours sur la vie en communauté et sur l’esprit de fraternité qui doit animer les membres du Royaume. Dans cette parabole, Il nous enseigne la juste mesure du pardon.


En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
(Mt 18, 21-35)


C’est maintenant le moment que j’ai choisi pour mon rendez-vous avec le Seigneur. Je fais en sorte que rien ne puisse venir nous déranger pendant ce temps intime ; enfin, rien de ce que je peux anticiper. Il y aura bien assez de mes distractions, de mes pensées parasites, de …
Pour débuter ma prière je trace sur moi un beau signe de croix ou adresse au Seigneur la salutation qui monte de mon cœur.



Je peux demander la grâce de rester disponible tout au long de ce temps de prière.


Je lis lentement le texte.
J’observe les déplacements, les attitudes des deux débiteurs, celles du maître,
J’entends les paroles échangées.

Qu’est-ce que cela dit de la relation entre chacun des personnages ?

Je regarde les compagnons, ils sont choqués, le pardon reçu devrait conduire à pardonner.


Je fais mémoire d’un pardon reçu ou pas …
Je fais mémoire d’un pardon donné ou pas …
Quels sentiments m’habitent …



Je m’abandonne à la mesure sans mesure de la patience de Dieu et lui dis ma joie d’être un pécheur pardonné …
Je termine ma prière en priant le Notre père … Pardonne nous … comme nous pardonnons …



Autre texte :
J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui, parce que « personne n’est exclus de la joie que nous apporte le Seigneur ».
Celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas, et quand quelqu’un fait un petit pas vers Jésus, il découvre que celui-ci attendait déjà sa venue à bras ouverts. C’est le moment pour dire à Jésus Christ : « Seigneur, je me suis laissé tromper, de mille manières j’ai fui ton amour, cependant je suis ici une fois encore pour renouveler mon alliance avec toi. J’ai besoin de toi. Rachète-moi de nouveau Seigneur, accepte-moi encore une fois entre tes bras rédempteurs ». Cela nous fait tant de bien de revenir à lui quand nous nous sommes perdus ! J’insiste encore une fois : Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde. Celui qui nous a invités à pardonner « soixante-dix fois sept fois » (Mt 18, 22) nous donne l’exemple : il pardonne soixante-dix fois sept fois. Il revient nous charger sur ses épaules une fois après l’autre. Personne ne pourra nous enlever la dignité que nous confère cet amour infini et inébranlable. Il nous permet de relever la tête et de recommencer, avec une tendresse qui ne nous déçoit jamais et qui peut toujours nous rendre la joie. Ne fuyons pas la résurrection de Jésus, ne nous donnons jamais pour vaincus, advienne que pourra. Rien ne peut davantage que sa vie qui nous pousse en avant !

(Exhort. Ap. Evangelii gaudium, n. 3).


Pour vivre pleinement ce temps de prière, n’hésitez pas à vous reporter à la « boite à outils ». Elle contient les « outils » qui vous seront utiles pour mettre en œuvre les différentes propositions.

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